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Pourquoi le post-traumatique

  • Photo du rédacteur: Estelle Boukhchim
    Estelle Boukhchim
  • 22 oct. 2025
  • 3 min de lecture

En tant que femme, on cherche toujours à guérir sa mère... plus ou moins consciemment.


Or ce n'est pas le rôle des enfants de guérir les blessures de leurs parents, sinon le système s'étouffe sur lui-même. Ils génèrent déjà une transformation majeure de leurs aïeux par leur simple naissance, puis par le développement de leur personnalité propre qui fait écho ou qui fait front aux schémas existants.


Une femme adulte a déjà beaucoup à faire en travaillant à guérir elle-même tout en prenant soin de la génération future ou de tous les êtres qu'elle a sous sa responsabilité, archétype de la Terre Mère nourricière qu'elle représente.


Vous la voyez, l'arcane de l'Impératrice ? Cette femme généreuse, bienveillante et fertile ? Pour en être là, il faut avoir pansé certaines plaies de l'âme.



Et que sont ces plaies, sinon des traumas non apaisés ?

Nous avons beaucoup de chance dans notre génération : nous avons des ressources innombrables pour cheminer dans notre développement personnel. Plus que ça, pour les privilégiés que nous sommes d'être habitants de l'Occident, nous avons l'espace, la disponibilité mentale de faire un travail sur soi.


Je crois au plus profond de moi que si nous sommes si préservés comparativement à des peuples en guerre et dans la misère, c'est pour que nous fassions notre part de guérison profonde des blessures humaines. Nous ne sommes pas là pour juste profiter, mais pour œuvrer à une humanité qui guérit son cœur, qui soigne ses blessures et ce faisant, qui sort du "mode survie" pour passer à une conscience heureuse.


C'est pourquoi nous sommes si nombreux et nombreuses à nous sentir investi(e)s dans des métiers de l'accompagnement, c'est pourquoi la spiritualité reprend ses droits de plus en plus fortement dans le cœur des gens et les rayons des librairies, dans les séries, partout.


C'est ainsi que je me suis spécialisée dans l'accompagnement des états post-traumatiques, ainsi que des pathologies chroniques qui en découlent.


Ma mère, cette femme qui a toujours vécu sur la fréquence "survie", m'a forgée. Par le feu, par l'épée, par la distance aussi. Mais j'ai toujours voulu la sauver et ce n'était pas mon rôle. Je l'ai toujours vu, son état post-traumatique, depuis l'adolescence j'ai compris qu'elle avait besoin d'être sécurisée, apaisée, canalisée, vue, vraiment vue.


Comme ce n'était pas mon rôle, personne ne m'a entendue ni comprise quand je tirais la sonnette d'alarme sur ses comportements. J'ai d'ailleurs été rejetée pour cela. Aujourd'hui je sais que c'est juste. Il n'a jamais été prévu que je la sauve.


Désormais, alors que son système nerveux faiblit de plus en plus, je me rends bien compte que toutes ces années, en aidant les femmes (et quelques hommes, ainsi que leurs enfants, notamment TDA/H), je n'ai cessé de faire ce que personne ne m'a laissé faire pour elle.


Et c'est parfait. Elle m'a insufflé cette conscience aiguisée, cette hyper-lecture des signaux qui font de moi une thérapeute précise et cela profite à beaucoup de personnes et animaux.


Merci, Maman.


Et bien qu'il ait fallu des dizaines d'années pour comprendre l'absurdité de mon impuissance, il est évident que tout est parfait. Comme quoi même en étant très éloignée de son rôle maternant, on peut transmettre malgré soi l'essentiel à son enfant.


Alors à chaque femme, j'aimerais dire : fais le chemin. Le tien, pas celui de ta mère. Fais le chemin qui est naturellement inspiré d'elle, il servira à inspirer tes enfants de la manière qui te semble juste, à partager avec tous les êtres que tu aimes.


Guéris ton cœur, n'hésite pas à te faire aider, prends ton courage car ce n'est pas une chose aisée ni rapide, mais fais-le pour toi et pour ceux que tu emmènes dans ton sillage.


Je peux t'aider si tu le souhaites : ICI

 
 
 

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